Samedi 1 mars 2008
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En 1999 l'éducation civique c'était :
S'approprier les valeurs
Les orientations qui suivent visent à faciliter la solution du problème central que rencontre aujourd'hui l'éducation civique : chacun sait que les "leçons de morale"
relèvent la plupart du temps d'un genre peu efficace, les élèves ne tirant aucune conséquence pratique des notions étudiées même, paradoxalement, lorsqu'ils se montrent capables de les appliquer
aux règlements qu'ils proposent eux-mêmes pour la classe. Toute la difficulté tient au choix d'exemples et d'activités assez parlants pour que les élèves ne se bornent pas à y repérer les valeurs,
règles ou conventions abordées, mais saisissent en quoi elles les concernent personnellement au point d'éprouver le besoin de s'en inspirer dans leur vie quotidienne. On sait aussi combien, à
l'opposé, la formule des "cours de droit constitutionnel pour enfant" est inadaptée à ce stade. Il faut donc éviter ces deux écueils qui, malheureusement, hypothèquent encore les programmes en
vigueur.
http://www.education.gouv.fr/bo/1999/special7/civ.htm
En 2008, on instruira le civismme et la morale ainsi peut-être :
INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE
L’instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève
de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
Cet enseignement le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa
vie d’écolier et, par là même, à prendre conscience de manière plus explicite des fondements même de la morale : les liens qui existent entre la liberté personnelle et les contraintes de la vie
sociale, la responsabilité de ses actes ou de son comportement, le respect de valeurs partagées, l’importance de la politesse et du respect d’autrui. En relation avec l’étude de l’histoire et de
la géographie, l’instruction civique permet aux élèves d’identifier et de comprendre l’importance des valeurs, des textes fondateurs, des symboles de la République française et de l’Union
européenne. Au cours du cycle des approfondissements, les élèves étudient plus particulièrement les sujets suivants :
·
1 - L’importance de la règle de droit dans l’organisation des relations sociales qui sera expliquée,
à partir d’adages juridiques (“nul n’est censé ignorer la loi”, “on ne peut être juge et partie”, etc.)
·
2 - L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales
règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les règles élémentaires de sécurité routière, la
connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui.
·
3 - Les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie : le refus des
discriminations de toute nature, la démocratie représentative (l’élection), l’élaboration de la loi (le Parlement) et son exécution (le Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale
(protection sociale, responsabilité entre les générations).
·
4 - Les traits constitutifs de la nation française : les caractéristiques de son territoire (en
relation avec le programme de géographie) et les étapes de son unification (en relation avec le programme d’histoire), les règles d’acquisition de la nationalité, la langue nationale (l’Académie
française).
· 5 - L’Union européenne et la francophonie : le drapeau, l’hymne européen, la diversité des
cultures et le sens du projet politique de la construction européenne, la communauté de langues et de cultures composée par l’ensemble des pays francophones (en relation avec le programme de
géographie).
La FCPE est très inquiète de l’apparition de la morale dans les programmes et ce, dès la maternelle. A quelle morale se réfère le ministre ? En tous les cas pas celle qui a pour
objectif de faire de l’enfant un être autonome et citoyen. Quelle intention politique y a-t-il derrière le fait d’introduire dans les programmes pour les élèves de CM2 les règles
d’acquisition de la nationalité française ?
A la rentrée 2008, l’enfant ne sera plus au centre du système éducatif. Il sera redevenu ce qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être pour certains conservateurs : un élève formaté par l’école,
soumis à l’autorité des adultes, et conditionné à se lever promptement au moindre signal !